JEAN ARTHUR - Les débuts d'une actrice singulière
Bette Davis, Joan Crawford, Katharine Hepburn, Ginger Rogers, Rita Hayworth, Greta Garbo ou encore Marlene Dietrich. Toutes ont en commun d’avoir fait carrière dans le cinéma et d’être passées par les studios hollywoodiens durant leur âge d’or (de 1920 à 1950). Leurs noms ont traversé les décennies, tout comme leurs visages et certaines de leurs scènes cultes. Même lorsque l’on connaît peu le cinéma des années 30 et 40, on a entendu parler du style de Marlene Dietrich, de la danse sensuelle de Rita Hayworth dans Gilda (Charles Vidor, 1946), ou du regard de Bette Davis — devenu immortel jusqu’à inspirer une chanson en 1981.À l’époque où Hollywood évoluait sous l’égide des grands studios et où le star-system vivait ses plus belles heures, elles étaient des dizaines, voire des centaines d’actrices à prêter leurs visages et leurs talents à des films tournés à la chaîne. Si certaines sont restées célèbres et régulièrement célébrées, d’autres ont peu à peu été effacées par le temps, reléguées dans les marges de l’histoire du cinéma.Parmi ces disparues pourtant talentueuses : Jean Arthur. Une actrice américaine qui débuta à l’époque du muet et qui, dans les années 30 et 40, tourna avec certains des plus grands réalisateurs de son temps.